Vous avez découvert que des dirigeants, entrepreneurs et experts délèguent la rédaction de leurs posts LinkedIn.
Et ça vous donne envie.
Vous imaginez être payé pour écrire, développer une nouvelle activité, préparer votre reconversion sans quitter votre emploi du jour au lendemain.
Vous envisagez alors de devenir ghostwriter LinkedIn.
Sauf qu’entre cette perspective et votre première facture, il y a un sacré brouillard.
Faut-il suivre une formation ? Publier tous les jours ? Avoir 10 000 abonnés ? Constituer un portfolio avant de contacter un client ? Qui accepterait de me payer alors que je débute ?
Et si vous passiez des mois à apprendre sans que personne accepte de vous confier une mission ?
Sincèrement, je vous comprends. Comme moi, vous avez un emploi, des responsabilités et peu de temps à consacrer à une nouvelle activité.
Vous ne cherchez pas simplement à apprendre un métier. Vous voulez savoir comment en tirer vos premiers revenus.
Ce qui m’intrigue dans les conseils pour devenir ghostwriter LinkedIn, c’est qu’ils expliquent comment écrire de bonnes publications. Mais une question me paraît plus importante pour un salarié en reconversion : comment passer de l’apprentissage à une première mission rémunérée ?
Vous n’avez pas besoin de devenir une star de LinkedIn pour commencer à vendre vos services de ghostwriter.
Dans cet article, vous découvrirez 7 conseils pour acquérir les compétences nécessaires, construire vos premières preuves et chercher des clients prêts à payer pour vos textes.
1. Arrêtez de chercher des idées de posts. Cherchez à faire parler les créateurs.
Un entrepreneur vous engage pour rédiger trois publications LinkedIn par semaine.
Le lundi, vous ouvrez un document vierge. Le curseur clignote. Vous cherchez des idées. Vous parcourez LinkedIn. Vous demandez à ChatGPT. Vous trouvez quelques sujets populaires.
Problème : ces idées pourraient convenir à n’importe quel entrepreneur.
Votre client n’a pas besoin d’une copie supplémentaire de ce qui circule déjà sur LinkedIn. Il possède une matière que les autres n’ont pas : sa vision, ses expériences, ses décisions, ses erreurs et ses convictions.
À mes yeux, c’est ce qui distingue le ghostwriting de la simple rédaction de posts : vous écrivez à partir de la pensée d’une personne.
Votre travail en tant que ghostwriter consiste à faire sortir cette matière.
Pour ce faire, apprenez à mener des entretiens.
Prenons un dirigeant qui raconte avoir refusé un contrat important.
Vous pourriez lui demander :
- Pourquoi avez-vous refusé cette proposition ?
- Qu’auriez-vous gagné en l’acceptant ?
- Quelle conséquence vouliez-vous éviter ?
- Qu’est-ce que cette décision vous a appris ?
Ses réponses peuvent produire trois publications différentes : une sur ses valeurs, une sur sa manière de négocier et une sur les erreurs de croissance à éviter.
Une seule conversation devient une réserve d’idées.
2. Écrivez dix publications pour un dirigeant imaginaire avant de chercher un vrai client
Comment construire un portfolio si personne ne m’a encore confié de mission ?
Vous voulez un client pour obtenir de l’expérience. Et vous pensez avoir besoin d’expérience pour convaincre un client.
Le cercle vicieux.
Créez donc un portfolio de simulations.
Imaginons une directrice de cabinet comptable qui souhaite publier sur les difficultés de gestion rencontrées par les petites entreprises.
Préparez un brief précisant son métier, ses lecteurs, ses objectifs et son style.
Puis rédigez dix publications :
- Trois posts qui expliquent les problèmes de ses clients.
- Trois posts qui racontent des situations professionnelles fictives.
- Deux posts qui défendent une opinion.
- Deux posts qui présentent des conseils pratiques.
Rassemblez-les dans un document Google Docs ou une page Notion.
Indiquez qu’il s’agit de travaux fictifs.
N’inventez jamais un témoignage client, des chiffres de performance ou une collaboration avec une vraie entreprise.
Votre objectif est de permettre à un prospect de voir comment vous structurez une idée, construisez une accroche et adaptez votre écriture à un public précis.
Ces exemples montreront que vous savez produire un livrable à partir d’un brief.
Et c’est plus parlant qu’une simple déclaration telle que « Je suis passionné par l’écriture ».
3. Utilisez votre emploi actuel comme terrain d’observation plutôt que de repartir de zéro
Ce qui me frappe dans l’idée de reconversion, c’est qu’on imagine souvent repartir de zéro. Pourtant, je crois que les années passées dans un métier sont un premier avantage pour trouver sa spécialisation en ghostwriting.
Prenons un salarié qui travaille depuis cinq ans dans la comptabilité.
Il connaît les clôtures mensuelles, les difficultés de trésorerie, les questions que les dirigeants posent à leurs comptables.
S’il décide de rédiger des publications LinkedIn pour des experts-comptables, il comprend déjà une partie de leur vocabulaire et de leurs préoccupations.
Cela facilite ses recherches et ses entretiens.
Pour utiliser votre emploi actuel, faites l’inventaire de votre expérience.
- Quels métiers connaissez-vous ?
- Quels problèmes avez-vous observés ?
- Quels professionnels pourriez-vous comprendre plus facilement qu’un débutant extérieur à votre secteur ?
Identifiez dix profils LinkedIn correspondant à ces professions.
Lisez leurs publications. Notez les sujets abordés, les questions posées en commentaires, les expériences qu’ils partagent.
Votre reconversion peut commencer par transformer votre expérience actuelle en connaissance d’un marché.
4. Cherchez 5 conversations avec des prospects avant de chercher 5 000 abonnés
Vous ouvrez LinkedIn. Vous voyez le profil d’un ghostwriter qui affiche 20 000 abonnés. Un autre montre une publication ayant reçu 100 000 impressions.
Vous regardez votre compte : 287 abonnés.
Faut-il attendre d’avoir une audience comparable pour proposer vos services ?
Pas nécessairement.
Je crois qu’un débutant perdra beaucoup de temps en cherchant à devenir populaire sur LinkedIn avant de proposer ses services. À mes yeux, cinq conversations avec des clients potentiels lui apprendra plus sur son marché que des centaines d’abonnés supplémentaires.
Pour commencer, identifiez vingt prospects appartenant à un secteur précis.
Examinez leurs profils.
- Publient-ils régulièrement ?
- Partagent-ils des expériences professionnelles ?
- Leur activité leur fournit-elle des sujets intéressants ?
Puis engagez des conversations personnalisées.
Voici deux exemples pour comprendre la différence.
Bof : « Bonjour, je suis ghostwriter et je peux booster votre visibilité. »
Top : Repérez un dirigeant qui publie sur LinkedIn.
S’il explique dans un post pourquoi ses clients abandonnent leur panier avant de payer, laissez ce commentaire :
« Avez-vous identifié à quelle étape les clients abandonnent leur achat ? »
S’il vous répond, poursuivez l’échange :
« Quand vous rédigez vos publications LinkedIn, comment trouvez-vous habituellement vos idées de sujets ? »
Votre premier objectif est de comprendre si ces professionnels écrivent eux-mêmes, manquent de temps pour publier ou envisagent de déléguer ce travail.
Fixez-vous un objectif : avoir cinq conversations réelles avec des prospects appartenant à votre marché.
Avec cet exercice, vous découvrirez peut-être qu’ils n’ont aucun besoin de ghostwriting.
C’est aussi une information utile.
Ou vous rencontrerez une personne qui possède beaucoup d’idées, mais ne trouve jamais le moment de les rédiger.
Cette conversation est le point de départ de votre proposition commerciale.
Cinq échanges ne garantissent aucun contrat. Mais ils vous rapprochent des personnes capables de vous dire ce qu’elles sont prêtes à acheter.
5. Ne vendez pas un abonnement mensuel
Un dirigeant découvre votre profil.
Vous lui proposez immédiatement douze publications par mois avec un engagement de trois mois.
Il hésite. Il ne connaît pas votre manière de travailler.
Pourquoi accepterait-il un engagement important sans avoir vu votre capacité à comprendre ses idées ?
Je préfère recommander une petite mission rémunérée plutôt qu’un abonnement mensuel à un débutant. Le client va ainsi évaluer votre travail avant de s’engager sur plusieurs mois, et vous pouvez vérifier si la collaboration vous convient.
Exemple : un entretien de 30 minutes, trois publications LinkedIn et une série de corrections.
Le client connaît les livrables. Vous connaissez la quantité de travail attendue.
Avant de commencer, convenez du prix, du délai de livraison, du nombre de corrections et des modalités de paiement.
Précisez qui publiera les textes et si vous pourrez utiliser certains extraits dans votre portfolio.
Une fois les textes livrés, recueillez son avis.
- Les publications reflètent-elles correctement ses idées ?
- Les a-t-il trouvées faciles à utiliser ?
- Souhaite-t-il poursuivre la collaboration ?
Si la première mission se déroule correctement, vous pourrez discuter d’une prestation récurrente.
6. Mesurez vos premières missions payées
Vous venez de publier un post LinkedIn. Votre téléphone vibre. Les réactions arrivent.
Vous actualisez les statistiques : 2 000 vues, puis 3 000.
C’est agréable.
Mais combien de personnes vous ont demandé un devis ?
Aucune ?
Ces chiffres ne suffisent pas à démontrer que votre activité de ghostwriter fonctionne commercialement.
Mesurez plutôt ce qui vous rapproche d’une première rémunération.
Créez un tableau simple avec cinq indicateurs :
- Prospects contactés.
- Conversations engagées.
- Propositions commerciales envoyées.
- Missions acceptées.
- Paiements reçus.
Supposons que vous contactiez vingt professionnels en un mois.
Six répondent. Deux demandent des informations sur votre prestation. L’un accepte une mission pilote rémunérée.
Vous disposez d’une première preuve : quelqu’un a accepté de payer pour votre travail.
Cela ne signifie pas encore que vous pourrez remplacer votre salaire.
Pour envisager une transition importante, observez la répétition des commandes, les revenus encaissés, vos dépenses et la stabilité de votre activité.
Un compte de 300 abonnés qui vous apporte deux missions rémunérées vous donne une preuve commerciale plus utile qu’un compte de 10 000 abonnés qui n’a jamais généré de commande.
7. Investissez dans une formation en ghostwriting
Ce que je retiens de ces six conseils, c’est que vous pouvez apprendre à écrire des publications LinkedIn, construire un portfolio, contacter des prospects et chercher votre première mission rémunérée.
Mais vous devrez trouver les bonnes ressources, décider quoi apprendre en premier, organiser vos exercices, évaluer vos textes et déterminer quand vous êtes prêt à proposer vos services.
Et avec un emploi qui occupe déjà vos journées, vous risquez de passer plus de temps à chercher comment apprendre qu’à pratiquer.
C’est là que je vois l’intérêt d’une formation en ghostwriting : vous avez un parcours à suivre plutôt que de devoir construire le vôtre à partir de ressources dispersées.
Mais suivre des cours ne suffit pas.
À mes yeux, une formation mérite votre investissement si elle vous montre quoi apprendre, quels exercices réaliser, comment construire un portfolio, où chercher vos premiers clients et comment gérer une mission de ghostwriting LinkedIn du premier entretien jusqu’à la livraison.
Si vous cherchez cet accompagnement, examinez le programme Ghostwriter Pro.
À la plume, Serge M.

Salarié, introverti, chauve. J’ai gagné mes premiers 1000 euros sur internet en 2 jours grâce à un seul article publié sur mon ancien blog puis partagé sur LinkedIn. Ici, je partage mes trouvailles sur le copywriting pour aider les salariés qui envisagent de se reconvertir en copywriter mais qui ne veulent pas risquer leur salaire actuel à avoir une activité de freelance copywriter remunérée avant de choisir de quitter leur emploi.