Vous envisagez de devenir copywriter. Mais un doute vous freine : sans diplôme ni formation en marketing, un client acceptera-t-il de me confier une mission ?
C’est le moment où vous vous demandez s’il faut valider un parcours certifiant avant d’entamer le copywriting.
Vous regardez les profils d’autres copywriters. Certains parlent de marketing, de psychologie, de stratégie, de funnels. Et vous, vous venez peut-être de la comptabilité, de la logistique, des RH ou d’un tout autre métier.
Une petite voix comme “je pars de trop loin” démarre dans votre tête.
“Un client va forcément me demander ce que j’ai étudié.”
“Peut-être que je dois d’abord suivre une formation qui couvre le marché, le positionnement, l’offre, l’acquisition et le comportement du consommateur avant même d’apprendre le copywriting.”
Ce raisonnement paraît logique. Quand on veut changer de métier, on cherche une preuve qu’on a le droit d’être là. Un diplôme. Un certificat. Une ligne sur le CV qui indique le diplôme ou la certification obtenue.
En copywriting, chercher une validation peut vous pousser à passer des mois à étudier le marketing avant même d’écrire votre premier texte.
Parce qu’un client cherche avant tout quelqu’un capable d’identifier ce que l’offre vend, à qui elle s’adresse, ce que le lecteur cherche et l’action attendue… puis de produire un texte qu’il peut utiliser.
Faut-il oublier complètement le marketing ? Non.
Mais faut-il avoir suivi une formation en marketing pour devenir copywriter ? C’est une autre histoire.
Voyons ce qu’un client vérifiera avant de vous confier une mission.
Vous n’avez pas besoin d’un diplôme en marketing pour exercer comme copywriter.
Et ce point contredit l’idée selon laquelle il faut d’abord obtenir le diplôme correspondant au métier que l’on veut exercer.
Parce qu’on a l’habitude d’associer un métier à une formation précise.
- Pour devenir comptable, on étudie la comptabilité.
- Pour devenir ingénieur, on suit une formation d’ingénieur.
- Pour exercer certaines professions, le diplôme ouvre la porte.
Le copywriting fonctionne différemment.
Quand un client cherche un copywriter, sa première question n’est pas : Quelle formation avez-vous suivie ?
Il cherche à savoir si vous pouvez l’aider à produire un résultat.
Genre
- Un email avec un taux d’ouverture intéressant et qui donne envie de cliquer.
- Une page de vente où le lecteur comprend ce qui est vendu, à qui cela s’adresse, ce qu’il obtient et comment acheter.
- Une landing page qui transforme une partie des visiteurs en inscrits.
- Une séquence qui relance des prospects qui avaient disparu dans la nature.
Imaginez une entreprise qui lance une formation en ligne.
Elle a déjà son produit. Elle a une audience. Elle veut envoyer une série de cinq emails pour présenter son offre.
Deux personnes proposent leurs services.
- La première possède un diplôme en marketing mais peine à transformer les informations fournies en emails utilisables.
- La deuxième n’a jamais suivi de cursus universitaire en marketing, mais sait comprendre l’offre, identifier les objections des lecteurs et rédiger cinq emails prêts à envoyer.
À qui le client confiera-t-il la mission ?
Le choix se déplace du diplôme vers ce que chaque candidat est capable de livrer.
Le point à retenir si vous voulez vous reconvertir ?
Votre parcours de formation compte moins que votre capacité à produire un texte que le client peut relire, valider puis publier ou envoyer.
Peu importe que vous veniez de la finance, des ressources humaines, de l’enseignement, du droit, de la logistique ou d’un métier qui n’a aucun rapport apparent avec le marketing.
Mais votre parcours peut vous apporter un autre avantage.
Un salarié ayant travaillé plusieurs années dans l’immobilier pourra repérer plus vite les questions, objections et contraintes qu’un client de ce secteur évoque.
Une personne venant de la finance pourra expliquer plus rapidement le fonctionnement de certains produits financiers et repérer les informations à demander avant d’écrire.
Un professionnel de la santé reconnaîtra déjà une partie du vocabulaire du secteur et saura repérer certaines contraintes à respecter dans le brief.
Le copywriting vous demande juste d’apprendre les compétences nécessaires pour passer d’un brief à un texte que le client peut utiliser.
Alors, pourquoi les copywriters suivent-ils des formations ?
Parce qu’une formation permet de réduire le temps passé à chercher quoi apprendre et dans quel ordre. Elle évite de passer des mois à ramasser des informations éparpillées entre vidéos YouTube, newsletters, posts LinkedIn, livres et conseils contradictoires.
Aujourd’hui, vous cherchez des informations sur le lecteur, l’offre et le marché. Demain, les promesses. Ensuite, les bénéfices. Puis les objections. Puis les emails. Puis les pages de vente.
Lire vingt articles sur les emails de vente ne signifie pas que vous savez écrire un email de vente.
Comme lire un manuel de natation ne vous apprend pas ce que vous ressentez quand l’eau vous arrive au menton.
Il faut entrer dans l’eau. Écrire. Comparer. Corriger. Recommencer.
Les formations ajoutent cette boucle :
- Vous recevez un exercice. Vous rédigez.
- Quelqu’un pointe une phrase où la promesse reste vague, où l’argument manque de preuve ou où le lecteur ne comprend pas ce qu’il gagne.
- Vous identifiez pourquoi la promesse est vague, pourquoi l’argument manque de preuve ou pourquoi le lecteur ne comprend pas ce qu’il gagne.
- Vous la réécrivez.
Peut-on devenir copywriter sans connaître le marketing ?
Dire que vous n’avez pas besoin d’un diplôme en marketing ne signifie pas que vous devez ignorer le marketing.
Ce serait comme dire qu’un cuisinier n’a pas besoin d’un diplôme d’école hôtelière, donc qu’il peut ignorer les ingrédients.
Le copywriting existe dans un contexte commercial.
- Vous écrivez pour quelqu’un.
- Vous présentez quelque chose.
- Vous cherchez à provoquer une action.
Vous devez savoir identifier le lecteur, son problème, ses objections, la promesse de l’offre, les preuves disponibles et l’action recherchée.
Pas forcément sous la forme d’un cours universitaire de 300 pages. Mais assez pour savoir quelles informations chercher avant d’écrire et comment les utiliser dans le texte.
Prenons le cas d’un logiciel de gestion vendu aux petites entreprises.
Un client vous demande d’écrire une page pour vendre ce logiciel.
Vous pouvez écrire des phrases fluides et grammaticalement correctes.
Mais si vous n’avez pas identifié qui achète ce logiciel, ce qu’il cherche à résoudre et ce qui le fait hésiter, votre texte va flotter dans le vide.
- Le dirigeant veut-il gagner du temps ?
- Réduire les erreurs ?
- Suivre ses paiements ?
- Éviter de passer ses soirées sur des tableaux Excel ?
Que redoute-t-il ?
- Le prix ?
- La complexité ?
- La migration des données ?
- Le temps nécessaire pour prendre l’outil en main ?
Sans ces informations, vous écrivez à l’aveugle.
En tant que copywriter, vous avez besoin de répondre à des questions comme celles-ci :
- À qui le texte s’adresse-t-il ?
- Que veut cette personne ?
- Qu’est-ce qui la frustre aujourd’hui ?
- Qu’est-ce qui pourrait la faire hésiter ?
- Qu’est-ce que l’offre lui apporte exactement ?
- Pourquoi devrait-elle croire la promesse ?
- Quelle action doit-elle effectuer après avoir lu ?
Ces questions relèvent du marketing. Mais pas nécessairement du marketing académique.
Qu’est-ce qui compte plus qu’un diplôme en marketing ?
Votre capacité à passer de “Voici mon offre, voici mon objectif.” à “Voici le texte que vous pouvez utiliser.” »
Entre les deux, il y a le métier. C’est cette partie qu’on oublie parfois lorsqu’on se concentre trop sur les diplômes.
Prenons ce brief :
Un entrepreneur vous dit : Je lance un accompagnement pour aider les indépendants à mieux gérer leur trésorerie. Je veux une page d’inscription à un webinaire.
Le client vous a donné un point de départ.
À vous de chercher les informations qui manquent.
- Qui sont ces indépendants ?
- Depuis combien de temps exercent-ils ?
- Quel problème rencontrent-ils ?
- Manquent-ils d’argent ou manquent-ils de visibilité sur leur trésorerie ?
- Qu’ont-ils déjà essayé ?
- Un tableau Excel ?
- Une application ?
- Les conseils de leur comptable ?
- Pourquoi cela n’a-t-il pas suffi ?
- Que va leur apprendre le webinaire ?
- Que pourront-ils faire après le webinaire qu’ils ne savent pas faire aujourd’hui ?
À partir de là, vous savez transformer ces informations en arguments et en structure de page.
Quelles compétences faut-il acquérir pour devenir copywriter ?
Autrement, qu’est-ce que vous devez savoir faire seul, face à un projet avec un produit, une cible, un objectif, des contraintes et une échéance ?
Parce qu’un client donnera un produit, une cible, un objectif, quelques informations, avec parfois le prix manquant, une cible mal définie ou aucune donnée sur les objections… et attendra un texte qu’il peut relire, valider puis utiliser.
A vous de completer les éléments manquants. Et cela relève de compétences que vous avez besoin de développer pour devenir copywriter.
