Je suis partenaire de Sélim Niederhoffer. À ce titre, je fais la promotion de ses formations.
Tout récemment, il a sorti une nouvelle formation : Ghostwriter Pro.
Son objectif ? Vous apprendre à gagner votre vie grâce à votre plume, en écrivant pour les autres sans jamais apparaître sous les projecteurs.
Une perspective intéressante si vous êtes salarié et envisagez de vous reconvertir dans un métier de l’écriture.
Mais une question m’a travaillé : Ghostwriter Pro va-t-elle vous préparer à exercer le métier de ghostwriter freelance et à trouver vos premiers clients ?
Comme toujours, je ne peux pas vous recommander une formation simplement parce que je suis partenaire de son créateur.
Avant de vous la conseiller, je la fais passer à mon filtre personnel.
Ce filtre repose sur cinq questions auxquelles je cherche des réponses concrètes.
Si les réponses me convainquent, je vous recommande la formation, en précisant à qui elle convient. Dans le cas contraire, je préfère vous orienter vers une autre ressource.
D’accord pour examiner Ghostwriter Pro à travers ces cinq questions ?
Allons-y.
Pâtissier, formateur en pâtisserie ou les deux ?
J’ai appris ce principe en lisant L’Homme le plus riche de Babylone, de George S. Clason.
Dans un passage de ce livre, l’auteur raconte comment Arkad a perdu une année entière d’économies pour avoir confié son argent à Azmur, un fabricant de briques chargé d’acheter des pierres précieuses.
Azmur s’est fait vendre de simples morceaux de verre. Et Arkad a perdu toutes ses économies.
Lorsque son mentor Algamish apprend la nouvelle, il lui reproche d’avoir demandé à un fabricant de briques de s’occuper d’une affaire de bijoux.
Pourquoi ne pas avoir consulté un bijoutier ?
Ce que j’en retiens : lorsqu’on veut apprendre quelque chose, mieux vaut se tourner vers une personne qui possède une véritable expérience dans le domaine concerné.
Par exemple, si je veux apprendre la pâtisserie, je préfère mille fois être formé par quelqu’un qui prépare des gâteaux plutôt que par une personne qui connaît uniquement les recettes.
Revenant à Ghostwriter Pro …
Sélim Niederhoffer et Sarah Bobb pratiquent-ils le ghostwriting qu’ils enseignent ?
Ce que j’ai découvert sur Sélim Niederhoffer
Dans l’un de ses posts LinkedIn, Sélim écrit : Je suis copywriter, formateur en copywriting, auteur, et ghostwriter.
Et pour qui écrit-il dans l’ombre ?
Sa réponse : That’s a secret I’ll never tell. Xoxo
J’aime bien cette réponse.
Après tout, la confidentialité fait partie de la relation entre un ghostwriter et ses clients.
Et Sarah Bobb ?
Son profil m’intéresse pour une raison précise : elle communique publiquement sur son activité de ghostwriter LinkedIn.

Dans cette publication LinkedIn, elle revient sur son parcours professionnel dans le ghostwriting.
C’est exactement le type de profil que je cherche lorsque j’évalue une formation professionnelle : quelqu’un qui confronte ses enseignements aux exigences de véritables clients.
Mon appréciation : ce premier critère joue en faveur de Ghostwriter Pro.
Les deux intervenants présentent une expérience du métier qu’ils enseignent.
Mais exercer un métier ne suffit pas à faire de quelqu’un un bon pédagogue.
C’est pourquoi ma deuxième question concerne les personnes auxquelles cette formation s’adresse.
Un débutant peut-il suivre la recette sans connaître les ingrédients ?
À ce niveau, grosse claque.
Je pensais que Ghostwriter Pro pouvait convenir à un salarié qui découvre complètement le métier.
A la question “Je suis débutant, est-ce que cette formation est pour moi ?”, la réponse est nette : elle s’adresse à ceux qui ont déjà rédigé.
Les profils concernés sont :
- Les rédacteurs SEO.
- Les copywriters.
- Les community managers.
- Les traducteurs.
- Les attachés de presse.
- Les personnes qui possèdent des bases en marketing ou en commerce.
J’apprécie que Sélim et Sarah reconnaissent cette limite au lieu de présenter leur formation comme une solution universelle.
Mais faut-il déjà avoir travaillé comme rédacteur pour les rejoindre ?
Pas nécessairement.
Un salarié qui rédige régulièrement des contenus professionnels ou qui a appris les fondamentaux du copywriting a les compétences nécessaires même s’il n’a jamais décroché de mission rémunérée.
En revanche, si vous n’avez jamais appris à structurer un texte, à comprendre une audience ou à écrire dans un objectif précis, vous allez rencontrer des difficultés.
C’est comme suivre un cours de pâtisserie dans lequel le formateur suppose que vous connaissez déjà les ingrédients et les techniques de base.
Ce que j’en retiens : Ghostwriter Pro n’est pas une formation pour apprendre à écrire à partir de zéro.
Avant d’investir, assurez-vous que vous êtes capable de rédiger un texte structuré, adapté à un public et à un objectif ?
Dans le cas contraire, je vous conseillerais de commencer par les fondamentaux du copywriting.
Mon deuxième critère est satisfait, uniquement pour les profils auxquels la formation est destinée.
Allez-vous regarder le pâtissier travailler ou mettre les mains dans la pâte ?
Je suis tombé sur les travaux du psychologue David Kolb. Il a développé en 1984 un modèle d’apprentissage fondé sur l’expérience.
Dans ce modèle, apprendre passe par l’expérience, la réflexion sur cette expérience et de nouveaux essais.
De cette lecture, j’ai retenu qu’on ne devient pas compétent simplement en regardant quelqu’un travailler.
Il faut essayer, se tromper, comprendre ses erreurs, corriger et recommencer.
Et dans le ghostwriting LinkedIn, c’est pareil.
Ghostwriter Pro vous apprend-elle seulement à regarder des professionnels écrire ou vous donne-t-elle l’occasion de pratiquer vous-même ?
Ce que j’ai trouvé …
Les formateurs filment leur écran, rédigent devant les participants, décryptent des publications et proposent des défis d’écriture.
J’aime particulièrement l’idée de les regarder travailler.
Parce qu’une publication terminée ne révèle pas toutes les décisions prises pendant sa rédaction.
Comment choisir un angle ? Comment transformer les propos d’un client en publication ? Pourquoi supprimer une phrase plutôt qu’une autre ?
Voir un professionnel prendre ces décisions aide à comprendre son processus de travail.
Mais qui corrigera vos textes ?
C’est ici que mon enthousiasme retombe légèrement.
Un groupe WhatsApp privé dans lequel vous pouvez poser vos questions et obtenir leur avis sur vos textes.
Un bon point. Mais la correction des textes est proposée dans une offre distincte, avec un engagement de trois à six mois.
Or, recevoir un avis ponctuel n’est pas la même chose que bénéficier d’une correction individuelle détaillée.
C’est ce type de retour qui m’intéresse.
Mon appréciation : Ghostwriter Pro propose des démonstrations et des exercices pratiques, mais chaque exercice ne bénéficie pas d’une correction individuelle approfondie dans l’offre principale.
Je considère ce troisième critère comme partiellement satisfaisant.
Savoir faire un gâteau suffit-il pour ouvrir une pâtisserie ?
J’ai retrouvé une distinction intéressante dans les enseignements de Chris Do, fondateur de The Futur.
Dans ses contenus consacrés aux professionnels créatifs, il insiste sur un problème : posséder une compétence ne suffit pas pour développer une activité commerciale.
Il faut aussi savoir se positionner, trouver des prospects, présenter ses prestations et défendre ses tarifs.
Vous pouvez écrire d’excellentes publications LinkedIn sans trouver une seule personne prête à vous payer pour le faire.
Voilà pourquoi je refuse de juger Ghostwriter Pro uniquement sur ses cours de rédaction.
Pour déterminer si la formation prépare à vendre ses prestations, j’ai examiné cinq éléments.
Le positionnement
Le programme aborde les erreurs de positionnement et les raisons pour lesquelles certains ghostwriters parviennent à facturer davantage que d’autres.
C’est intéressant, parce qu’un client ne paie pas pour des mots. Il cherche quelqu’un qui comprend ses idées, son activité et ses objectifs.
Le portfolio
C’est l’un des points qui m’interrogent encore.
Comment démontrer vos compétences si vous n’avez jamais signé de mission ?
J’aurais aimé trouver dans le programme public un parcours consacré à la création d’un portfolio à partir de publications fictives, d’exercices ou d’études de cas.
Je n’ai pas pu confirmer son existence.
Mais les exercices constituent les éléments du portfolio qu’il suffira simplement d’organiser.
La prospection
Sur ce point, Ghostwriter Pro m’a convaincu.
Vous allez découvrir comment chercher des clients, engager des conversations et gagner la confiance des prospects.
Sélim partage notamment la manière dont il a signé trois missions auprès de coachs en développement personnel; un exemple de démarche commerciale réellement utilisée, plutôt qu’un simple conseil du genre “prospectez sur LinkedIn”.
Les propositions commerciales
Vous obtenez un modèle de contrat de ghostwriting.
Mais je distingue le contrat de la proposition commerciale.
Le premier fixe les conditions d’une mission. La seconde explique au prospect ce que vous allez réaliser, comment vous allez travailler et combien cela lui coûtera.
La fidélisation
J’ai découvert que la formation aborde la gestion des clients et les mécanismes qui favorisent le renouvellement des collaborations.
Cela est important parce qu’après une première mission, l’enjeu devient de construire une relation qui donne au client envie de vous confier de nouvelles commandes.
Le prix de la formation vaut-il le chemin qu’elle vous fait parcourir ?
Pour ça, allons voir Jack J. Phillips, spécialiste de l’évaluation des formations, une autre manière de réfléchir au prix d’un programme.
Sa méthode d’analyse du retour sur investissement examine les compétences acquises, leur application et les résultats produits, jusqu’à comparer les bénéfices financiers aux coûts.
Ce que je retiens de son analyse est qu’ne formation ne mérite pas son prix parce qu’elle contient beaucoup de vidéos, de modules ou de bonus.
Elle doit vous aider à progresser vers le résultat recherché.
Pour un salarié en reconversion, l’enjeu est important : vous investissez une partie de votre salaire et de votre temps disponible.
Voyons ce que Ghostwriter Pro propose en échange.
Le tarif : 1 999 €
Trois modalités de paiement sont proposées :
- 1 999 € en une fois.
- Quatre mensualités de 499,75 €.
- Cinq mensualités de 399,80 €.
La formation comprend 39 vidéos réparties en cinq modules, pour environ quinze heures de contenu.
S’y ajoutent des démonstrations, des ressources de travail, des replays et un modèle de contrat de ghostwriting.
Mais ce qui m’intéresse, c’est ce que ces ressources vous permettront de produire.
L’accompagnement et les corrections
Le groupe WhatsApp privé permet de poser des questions aux formateurs et de solliciter leur avis sur des textes.
Cependant, les corrections approfondies sont proposées dans une offre séparée.
Combien devrez-vous investir au total si vous souhaitez bénéficier de retours individuels réguliers ?
Le prix de cet accompagnement supplémentaire n’est pas précisé sur la page publique.
À mes yeux, c’est une information qu’il est important.
Le temps nécessaire
Les quinze heures annoncées correspondent au contenu vidéo.
Un salarié qui consacre trois heures par semaine à la formation pourrait terminer le visionnage en cinq semaines.
Mais ce délai ne comprend pas les exercices, la préparation des prestations et les autres travaux d’application.
Je n’ai pas trouvé de calendrier permettant d’estimer précisément la durée de l’ensemble du parcours pratique.
Les garanties
C’est le point qui me fait le plus hésiter.
Ghostwriter Pro n’annonce pas de garantie commerciale « satisfait ou remboursé ».
Sélim et Sarah justifient cette décision par leur confiance dans la qualité du contenu et de leur pédagogie.
Je comprends leur position.
Mais la confiance des formateurs ne constitue pas une garantie de résultat pour celui qui paie.
Les preuves de résultats
Pour ça, je suis allé voir trustpilot. Objectif : chercher les commentaires des élèves ayant suivi cette formation et le résultat qu’ils ont obtenus.
Au moment où j’écris cet article, j’ai relevé 0 commentaires sur le formation Copywriter Pro.
Toutefois, quelque chose à piqué mon attention : la note globale sur toutes les formations de Selim.

4.9 sur Trustpilot. Je crois que c’est un élément que j’utiliserai pour croire qu’il s’agit d’une formation
Mon appréciation du rapport qualité-prix
À 1 999 €, Ghostwriter Pro représente un investissement important pour un salarié qui prépare sa reconversion.
Pour juger ce prix, je prends en compte les compétences enseignées, les démonstrations, les ressources commerciales et l’accès aux formateurs.
L’investissement se justifie pour quelqu’un qui maîtrise déjà l’écriture et souhaite se spécialiser dans le ghostwriting.
En revanche, l’absence de garantie commerciale, le coût supplémentaire des corrections approfondies et le manque de résultats documentés d’anciens élèves m’empêchent de trancher nettement sur ce sujet.
Mon cinquième critère est partiellement satisfait.
Mon verdict : est-ce que je recommande Ghostwriter Pro ?
Autrement, Ghostwriter Pro a-t-elle passé mon filtre personnel ?
Oui, mais avec des réserves tel que vous l’avez remarqué dans le contenu ci-dessus.
Je recommande Ghostwriter Pro aux salariés qui possèdent déjà des bases en rédaction ou en marketing et souhaitent se spécialiser dans le ghostwriting sans quitter immédiatement leur emploi.
Trois éléments justifient ma position : l’expérience des formateurs, la présence d’exercices pratiques et l’enseignement des compétences commerciales.
En conclusion, Ghostwriter Pro présente un parcours pour se spécialiser dans le ghostwriting, mais son intérêt dépend de votre point de départ, de votre autonomie et de votre budget.
C’est sur ces éléments, plutôt que sur une promesse de revenus, que je préfère fonder ma recommandation.
À la plume, Serge M.

Salarié, introverti, chauve. J’ai gagné mes premiers 1000 euros sur internet en 2 jours grâce à un seul article publié sur mon ancien blog puis partagé sur LinkedIn. Ici, je partage mes trouvailles sur le copywriting pour aider les salariés qui envisagent de se reconvertir en copywriter mais qui ne veulent pas risquer leur salaire actuel à avoir une activité de freelance copywriter remunérée avant de choisir de quitter leur emploi.